Moins de 6 heures avant la fin de la campagne...
Et dans 12 jours, Nicolas Sarkozy sera président de la république. Avec sa meute: Hortefeux, Pécresse, Fillon,... (et Borloo pour faire joli).
Ma seule consolation (Schadenfreude), ça va être de voir la gueule de tous les extrémistes de gauche, de GA et d'ailleurs, se prendre cette élection dans la gueule. Ils voulaient montrer qu'ils étaient les plus forts, ils vont se payer un démenti superbe, légitimé par la voix du peuple.
On attend toujours le plan B de ceux qui se croyaient majoritaires le 29 mai 2005 (alors que le non de droite avait plus de voix que le non de gauche). RAS et Chocacao nous avaient promis des 2007 qui chantent bien fort pour la gauche.
On attend toujours la justification des manifs anti-CPE, à part vouloir cramer Villepin pour être sûr que Sarkozy soit sans concurrence au sein de l'UMP (pauvres petits universitaires qui ont manifesté contre une mesure qui ne les concernait pas, et qui vont se sentir maintenant très concernés par la politique universitaire de Fillon jusqu'en 2012).
Ils étaient beaux, fiers, arrogants, ceux qui nous expliquaient que le 29 mai 2005 n'était qu'un début. Que la lutte allait conduire à la victoire de la gauche.
Maintenant, ils vont évidemment rejeter la faute sur le PS, l'accusant de ne pas avoir été assez à gauche. De ne pas avoir su proposer un programme de lutte. Feignant de ne pas voir que personne ne veut de programme de lutte (enfin, si: 5,41% - le score LCR&LO). Feignant de ne pas voir que 31% du peuple préfère entre tous le programme et la personnalité de Sarkozy. Feignant de ne pas voir qu'à choisir entre la gauche molle et la droite dure, 53 à 55% du peuple va choisir Sarkozy.
Combien de chances que les extrémistes comprennent après cette élection que leur petit jeu est fini, qu'ils doivent admettre que leurs idées sont ultraminoritaires et que le PS doit enfin proposer un programme social-démocrate, sans mettre toutes les 3 lignes du "droit opposable à un hôtel particulier dans le XVIe", des "états généraux du sandwich sncf" et du "service public des pots de géraniums"?
En attendant, on va patienter jusqu'au 17 juin et la re-gammelle prévisible que va se prendre l'ensemble de la gauche.
En fait, ça me saoule grave que Loracle soit conforté dans ses opinions par les conneries du camp d'en face.
(Oli a raison, c'est bourré de pathos cette élection)