Aux États-Unis, quand vous faites une erreur une fois, on ne vous cloue pas au pilori. On compte sur votre capacité à analyser les causes de votre erreur et on vous donne sans problème une seconde chance, en pensant qu'au moins vous ne referez plus la même erreur.
En France, si vous montez une boîte et que la boîte fait faillite, faut batailler pour pouvoir en remonter une deuxième. Les banques et les potentiels investisseurs ne sont pas du genre à vous donner une seconde chance. Vous êtes marqué à vie du sceau de l'infâmie.
C'est marrant de lire sur les blogs de mecs pro-UMP sur GA des discours justement très proches de cette mentalité française. Je pensais que le discours pro-entreprise de Sarkozy aurait fait évolué leur mentalité vers une mentalité plus américaine, plus ouverte, et plus efficace (pourquoi se priver de compétences sous prétexte de leur passé?)
Mais non, Jospin s'est planté au premier tour en 2002, il n'a plus le droit de se représenter, pour eux.
Perso, je pense pas qu'il faille donner leur chance aux vainqueurs uniquement. C'est ptêt ça la fracture chez vous au sein de l'UMP: vision moderne dynamique et de croissance, ou bien vision conservatrice si catholique qui nie le droit à l'erreur, qui ne tolère que le droit à la pitié.
29/06/06 - 12:08
Jospin aurait le droit de se représenter, mais là, il adit qu'il se retirait de la vie politique, ce qui est différent.
Demain Delors demanderai l'investiture du PS pour les présidentiels, cela ne me dérangerait pas, car lui n'a pas dis qu'il se retirait de la politique.
Il faut être maitre de ses paroles, et ne pas retourner sa veste.
loracle