On a vraiment été minables. Un tel monopole de l'arrogance.
Voyez vous, on a refusé de reconnaître que les arguments de gens comme RonanS étaient justifiés, non tronqués, et se fondant sur des faits, alors que nous, avec à notre tête un ChapiChapo que nous idolâtrons tellement que nous en devenons incapable de réfléchir par nous-mêmes, nous nous contentions de nous plaindre de l'arrogance des autres, d'attaquer personnellement ceux qui nous ont traités de "roquets" par des insultes façon "on le verra sous un jour intéressant".
On a même refusé d'admettre que copier-coller les citations des autres, c'était ça, argumenter. Dingue! C'est pourtant évident!
On a osé insinuer qu'une partouze avec Chapi et -alias- plairait davantage qu'une partouze avec Furyo et Vsevold.
Farkas a utilisé des arguments à base des affiches du camp adverse, c'était proprement dégueulasse!
Pire, on a tellement la haine du débat contradictoire qu'on a supplié RonanS d'interdire certains d'entre nous de réagir sur les articles argumentés et personnels de son blog. (heureusement, il a bien voulu)
On n'a fait que jouer sur la peur, on a passé notre temps à dire ce qui se passerait en Europe si le non passait (euh, ben la même chose qu'aujourd'hui? ah, non?), on a tous traité les autres de moutons noirs, on a tous repris avec entrain les arguments si sensés de Raffarin et Chirac.
Enfin bon, heureusement, Anna la Slovaque a été plus forte que nos contributions, et donc lundi, la France va demander à Chirac de négocier pour nous le traité. Et s'il ne le veut pas, en 2007, le président Fabius/Mélenchon/Emmanuelli (biffer selon convenance) va obtenir bien mieux pour le modèle français vis-à-vis de ses partenaires européens, à l'unanimité évidemment (Nice nous y oblige).
Grâces soient rendues à ce référendum, il a montré à quel point les tenants du oui étaient abjects. Ceux qui ont observé ce débat à distance sauront s'en souvenir.
28/05/05 - 12:49
Tu oublies de dire que les tenants du OUI ont traité les tenants du NON de "fachos".
chapichapo