Ballade des enculés
Tamponneurs qui cognez de gros culs
Pour avoir vidé les priapes :
Allez ailleurs planter votre poinçon !
Fellateurs, vous êtes de faux passifs :
Bérard-le-fourbe s'en va chez les pigeons
Et biberonne ceux qu'il a trompés.
Mes frères, ayez la bouche engluée de « résine »,
Puis sabrez les derrières fessus !
Si on vous écluse la grappe,
Aussitôt vous éclipserez [dans votre cul] la poutre et le gland
De ces loubards aux lèvre poissées [par votre sperme]
Pour qu'ils vous bourrent.
Vous aurez le train qui vous sifflera,
[Vous serez] sur un bout et non pas enfoncés [dans un séant].
Pour cette raison, protégez-vous de leurs griffes
Au fond de ces gros derrières fessus.
Les niais qui seront attrapés
S'englueront bientôt [le pénis de sperme] à cause d'un tarissage.
Que vous happiez une bite ne vaut pas mieux :
La baudruche pousse [alors] d'équerre
(Quand le gosier est « assiégé »
Il fait s'étirer l'antenne),
Et ensuite elle heurte à votre guichet
A l'assaut des derrières fessus.
Prince des baiseurs : Sucez les plantoirs,
Pour que votre pilon ne soit pas branlé
Sur le soupçon de [vouloir] cogner dans un cul.
Fuyez les derrières fessus !
François Villon, XVe siècle, traduit du vieux français par Thierry Martin
25/04/05 - 22:05
Quelle horreur !
nezorizoro